Au pays de la démesure...et des cowboys!

12 mars 2011

L'hygiène à l'Américaine

 

     On considère toujours les Etats-Unis comme l'exemple type de pays moderne, peut-être même le pays le plus avancé à tous points de vue. Pourtant, question hygiène, on se croirait presque au tiers-monde.

 

     En France, la marche en avant est de règle, c'est à dire que les assiettes sales ne doivent jamais croiser les assiettes propres ni les aliments non encore servis. Et gare aux visites surprises des services vétérinaires pour ceux qui enfreignent ces règles : ils peuvent faire fermer le business. Cette aseptisation est d'ailleurs parfois exagérée.

 

     Au USA au contraire, la marche en avant, connaissent pas. Prenez la cafétéria au coin de la rue : une fois votre repas fini, vous passez devant les bacs de fruits frais et le salad-bar, vous traversez la file d'attente à la caisse, donc les clients qui arrivent avec leurs plateaux propres, pour aller débarrasser le vôtre. Les poubelles, ouvertes, sont placées juste à côté des bacs à couverts et à un mètre des salades et soupes.

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     Dans les restaurants, vous traversez le coin plonge pour vous rendre aux toilettes. Et une fois devant le lavabo, le choc! Les toilettes sont systématiquement communes aux clients et aux employés, et affichent obligatoirement un panneau rappelant à ces derniers qu'ils doivent se laver les mains avant de retourner à leur poste... expliquant même, comme sur la photo ci-dessus (cliquez pour l'agrandir, c'est édifiant), comment on se lave les mains!! car CELA NE VA PAS DE SOI!!!

Je ne suis pas exagérément à cheval sur l'hygiène, mais il y a une limite, non?

 

     Tant de choses d'ici m'ont manqué en France que je me suis créée une liste des «immanquables» et au top de celle-ci figur(ait) le restaurant Perkins. Le week-end suivant mon arrivée, nous y allons donc prendre le petit-déjeuner et ce, de bonne heure pour éviter toute file d'attente.

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     Orville a dévoré sa montagne de pancakes. Moi j'ai renvoyé mon assiette et mon muffin Bénédict tant désiré. Un cheveu s'était engouffré dans mes hash brown potatoes (pommes de terre râpées puis sautées...awesome!). Le patron m'a un peu prise de haut: « Come on! Pour un simple cheveu! ». Autant vous dire que le pourboire, dit tip, a été très léger et que Perkins a été rayé de ma liste.

 

     Cette semaine, je faisais la queue à la boucherie pour acheter des saucisses. Le client devant moi achetait des escalopes de poulet. Visiblement, l'escalope que le boucher commençait à préparer ne lui plaisait pas, il a voulu la voir de plus près : le boucher la lui a tendue, le client a pris l'escalope dans sa main, l'a portée à son visage et l'a reniflée, puis l'a rendue au boucher! Sur le chemin du retour, je me suis demandée combien de clients avaient touché et reniflé les saucisses que je venais d'acheter.

 

     A côté de ça, les Américains ont dans leur trousse de premiers secours des masques en plastique munis d'un tube, pour pouvoir porter assistance à une personne en détresse respiratoire sans appliquer leur bouche sur la sienne, de manière à éviter tout risque de contamination dans le cas où le blessé serait porteur d'une quelconque maladie. C'est le pays de la contradiction!

 

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15 septembre 2010

Starbucks recule, les indépendants renaissent!

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     Connaissez-vous Starbucks? Si vous vivez aux US, vous ne pouvez pas faire autrement, il y en a littéralement à tous les coins de rue, enfin à tous les blocs. Pour les rares qui ne connaissent pas encore, c'est une multinationale qui sert cafés, chocolats, thés, boissons chaudes/froides diverses et pâtisseries Américaines dans une ambiance façonnée pour les jeunes cadres dynamiques et branchés mais d'avantage fréquentée par les teenagers et les ménagères de plus de cinquante ans. La cible du «busy» trentenaire préférant de loin la formule Drive In.



 

     Moi, j'ai découvert la boutique à Columbia avec Marie-Anne. Malgré le prix, j'ai trouvé ça génial; ceci dit on trouve souvent le concept génial la première fois! Adepte du frappuccino caramel saupoudré de chocolat, rien ne pouvait alors en freiner ma consommation: ni les road trips et encore moins la générosité des parents d'élèves. Enfin c'était sans compter sur les troubles digestifs occasionnés à deux jPhoto_019ours du gargantuesque Thanksgiving. Les pavés de Chinatown s'en souviennent encore. La rupture était alors consommée. Mais voîlà, pour deux habitués des terrasses que nous sommes avec Mister Black, l'endroit reste l'unique QG pour refaire le monde. Nous y allons donc régulièremDSC02064ent, mais ce n'est franchement pas comme si nous avions le choix. Rare sont en effet les cafés dans ce pays tellement Starbucks a étouffé la concurrence! Rien, il ne reste plus rien. Sans compter que le café n'a rien d'un puissant Italien et les pâtisseries rien des douceurs Françaises. Leurs doughnuts et muffins me font autant d'effet qu'un incipide cupcake surplombé de leur glaçage vomitif. Pourtant Sunday, ici en photo, me prouve que l'on peut se délecter les papilles avec un cupcake noir! On ne vous sert évidemment pas d'alcool, et c'est comme ça que, sur un malentendu, certains se sont retrouvés avec un verre de lait au lieu d'une bière. Les intéressés se reconnaîtront...



 

     La bonne nouvelle du jour, c'est donc cet article annonçant la fermeture de 600 boutiques, ce qui devrait laisser un peu de place aux indépendants et à la diversité. Évidemment, je crains que ce ne soit pour mieux envahir le reste du monde, mais nous verrons bien. Le vrai café accessible aux expatriés Européens in the States, c'est une excellente nouvelle, je vous assure!

Starbucks

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02 mai 2010

Les Américains et la géo

   Comment reprendre le fil de l'histoire après 6 mois d'absence? Pourquoi poursuivre ce blog et pourquoi aujourd'hui? Pour le jour, c'est facile. C'est celui qui me ramènera 365 jours plus tard exactement.

   Entre une éternité Rennaise, une réalité Américaine, une impromptue Malouine et surtout un gros crève-cœur quotidien Jamaïcain, ces 6 derniers mois ont été intensifs et les 6 prochains promettent, évidemment, de l'être à leur tour.

   En France jusqu'au 1er mai 2011 et pas un jour de plus.

   Ce retour à la sphère blog symbolise ce lien inaliénable avec ma moitié et de ce fait, avec les US. Et en tant qu'American addict, tout ce qui touche ce monde si particulier me touche, m'exaspère, m'émoustille, m'interpelle et m'attire d'une façon quasi-vitale. Écrire pour tenir, tel est l'un de mes crédos pour l'année Française qui s'embraye. Mon cortex ne demande d'ailleurs qu'à parsemer ces futurs récits d'un flot d'anecdotes et d'expériences personnelles, parfois inédites. Mes archives regorgent de mots clés griffonnés dans l'urgence et liés à l'envie d'en faire des articles. Voici donc l'exemple, gentillement taquin. Code clé: «Brêles en géographie».

   On le savait déjà, la géo n'est pas le point fort des Americains. Visiblement, c'est une discipline considerée comme secondaire et leur niveau s'en ressent. Laissez-vous guider par cette pépite vidéographique où la demoiselle blonde y fait preuve d'une inculture absolue. Les jeux télévisuels, Français comme Américains, sont décidément passés maître dans l'art de mettre en scène et en lumière les pires bouffons du coin.

   Et j'ai pu effectivement expérimenter ce même fait surprenant. Un beau jour d'automne, je me rends chez l'esthéticienne, et comme il s'agit d'une épilation, elle me fait parler pour éviter que je ne l'insulte. Lui racontant ma vie à l'Européenne, le DSC03972dialogue s'ensuit:

Esthéticienne: «Oh! Mais j'ai un ami qui est parti en Europe et son séjour s'est très bien passé, il était ravi!»

Moi: «Ah bon, c'était dans quel pays?»

Esthéticienne: «Ben, en Europe! [Voyant ma mine déconfite, elle poursuit] Oh mais en fait, peut-être que c'était  Alaska! Oui c'est ça, c'était en Alaska!»

   Depuis, le «beau pays d'Alaska» est devenu une bonne 'private joke'! Et à l'époque où la Georgie, en pleine guerre, faisait la une de l'actualité, certains rednecks de l'état Américain du même nom se sont fait une peur bleue. Rassurez-vous les Américains qui m'entourent restent tout aussi stupéfaits par ces histoires, ouf!

Take care of all of you guys!

(And Love you babe)

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13 octobre 2009

Mr and Mrs Black are back!

 Dude, I know! Dix ans que je n'ai pas posté. Dehors, il tombe une neige lourde et épaisse. Le décor devient officiellement Canadien, le top pour reprendre la plume! Un chocolat chaud et hop! sous la couette, la zik à fond les ballons, c'est trop bon...

    La question existentielle que tout le monde se pose? La voici: Mais que fait-on pendant l'interminable voyage de 15 heures entre Paris et Minnéapolis alors que son Loulou noir se languit de votre arrivée depuis 13 semaines, 5 jours et 1 heure 56?

     Bah...Euh...On passe son temps à penser, écrire et manger des conneries...je valide Jean-Pierre! Et c'est une bonne réponse, on en glande évidemment pas une! Hormis manger en musique, aller et revenir des toilettes en musique, bailler en musique sans jamais ô grand jamais tomber de sommeil, le degré évident d'excitation, de patate, de banane et d'adrénaline se révélant franchement incompatible avec une quelconque fatigue! Vous l'aurez compris, ce petit bijou électronique que l'on appelle ipod se révèle être l'ami indispensable de votre voyage. Donc si l'on résume...

     1) On calcule! C'est ainsi que l'on s'autorise enfin à découvrir, avec effroi, que (13*7)+5 font 96! 96 jours sans son lascar de chéri donnent toujours autant le frisson!

     2) On s'empiffre! A la vue du repas Américain, on s'aventure dangereusement à regretter la portion lilliputienne de camembert servie par Air France. Mendier toute part de fromage, si fromage il y avait eu, aurait été un jeu d'enfant et un ultime régal avant six mois de sentence fromagère!

     3) On observe! Le calme à bord est improbable entre les gazouilleurs et les ronfleurs. Et pourtant émerge un état paradoxal de réflexion. Air France/US Airways: à qui l'Award de la meilleuairfrance_talonre compagnie? Le suspense est déjà à son paroxysme quand subitement Susan l'American circule difficilement dans les allées avec son gros c** alors que Marie la Frenchie s'exécutait l'année dernière avec la grâce de Laetitia Casta. USA: 1/ France: 0! Et que dire de Debbie et de sa générosité sur les apéritifs, de Darryl et de son animation Bafa relevée à la sauce Américaine? Comment expliquer que ce stewart, aussi hétéro que notre Michou national, prenne un plaisir insensé, avec le petit doigt levé, à nous présenter le catalague du SkyMall -littéralement le 'centre commercial aérien'!?! Comment expliquer mon engouement au milieu de l'Atlantique pour le salon de jardin en Tek à moins 50% ainsi que la brosse à dents pour chien alors que je n'ai ni jardin ni chien? USA: 2/ France: 0! A croire que le monstre aérien Français ne trouve grâce à mes yeux qu'à des fins matrimoniales Franco-Jamaïcaines, USA: 2/ France: 100!

     4) On écrit! Après une courte page de publicité, on reprend la plume tant pour terminer sa liste de courses à faire uniquement après 2 heures du mat' au Wal Mart local que pour partager les futurs grands moments de pêche sous glace et de chasse au cariboo car lentement mais sûrement, Pépette aux States reprend du service avec, pour cette nouvelle saison, une guest star béton, son chéri!

     Aterrissage à Philadelphie, toujours sur mon petit nuage. Nuage duquel l'immigration Américaine allait rapidement m'en éjecter! Attention! Étape aussi mouvementée que redoutée du périple...

     Pour un étranger, l'entretien avec un officier de l'immigration Américaine reste une épreuve charnière, la notion d'accueil ne fait pas parti de son vocabulaire. En moyenne, l'entretien ne dure pas plus longtemps que la cuisson d'une pizza. Le mien aurait permis de préparer un bourguignon! Avec toute l'expérience d'une année Américaine et la patience d'un été Français, ma sérénité est alors de mise et je la pensais imperturbable. Malgré ma bonne foi et mon honnêteté apparentes, mon profil reste douteux, la tentation de travailler sous un visa de tourisme pendant les six prochains mois reste trop grande pour l'officier! Transformer de telles suppositions en évidences, telle elle est la raison de ce bourguignon!

     A l'écart de la planète entière, les entretiens se suivent et se ressemblent. Tout comme les questions. Ferme mais respectueux, intrusif mais professionnel, autant de termes pour qualifier l'officier lambda. Le bras de fer a commencé. Même pas peur.

     La fouille complète et acharnée de l'ensemble de mes valises, Non! je n'ai toujours pas décidé de voyager léger, s'ensuit et me rappelle Noz, son joyeux bordel et le malin plaisir à le mettre! La situation prend alors soudainement une tournure surprenante et moins risible à la vue de cette boîte mystère fraîchement emballée qu'il me met sous le nez. Une boîte légère comme une plume, offerte par mes Pépettes et leurs chéris la veille de mon départ! Implorer l'agent qu'il s'agit d'un précieux cargo et qu'il nécessite, de ce fait, le plus grand soin le laisse absolument impassible! Rappelons la situation. D'un côté, l'officier d'immigration froid et insensible ayant en horreur le paramètre 'inconnu' -il est toujours bon d'en rajouter un brin! De l'autre, la pauvre rejetée Française à fleur de peau -il est toujours bon d'en rajouter une tonne! Et entre les deux, notre boî-boîte mystère. Qui du bien et du mal prendra le dessus? Rappelons également à notre lecteur qu'à cet instant précis, l'officier, à un cheveu de me renvoyer vers Paris, n'a plus rien de courtois! Hum...que faire?

  1. Balancer un tas d'insanités Jamaïcaines!

  2. Implorer l'officier de jouer l'instant façon Horacio Cane, lunettes noires et poudres magiques, le sauveur des experts Miami!

  3. Verser sa petite larme!

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     Avec la machine à rayons X à tribord et le désamorceur de bombes à babord, l'option numéro deux, assaisonnée d'un 'ole fawt, move ya bombo clawt an gway' m'aurait fortement convenue. Malheureusement, en un éclair, l'agent ouvre la chose comme on ouvre un paquet de chips. Découvrant à travers l'emballage déchiqueté le plus joli des coussins pour alliances délicieusement brodé par mes potes, les chaudes larmes coulent à flot! Autant vous dire qu'à cet instant précis, j'atteins mes limites. Celles d'un été nerveusement éprouvant sans Lui. Mais le plaisir gâché de la découverte à deux est rapidement balayé par l'immense preuve d'amitié! Merci pour cette pierre fondatrice de notre projet de mariage!

     Après une micro-seconde d'humanité de sa part, version ours, le spectacle reprend son cours! Mes-valises-de-fille-destination-chéri éventrées, je relate ma vie en fonction des objets qu'il me pointe sous le nez, du pâté aux notes personnelles. Notes perso qui font littéralement rire son acolyte, traducteur à ses heures perdues. Susan l'American a en effet un gros c**. Désormais ils sont deux sur mon cas. Tout y passe, y compris les deux bougies pour l'anniversaire de mon chéri que l'ours manipule, interloqué, de ses paluches. Trois puis cinq...ou...cinq puis trois? La tentation de faire passer mon homme pour un quinquagénaire, plus vieux que mon père, est immense. Mais mon retour sur Paris plane toujours au-dessus de ma tête, la sagesse reste de rigueur. Abasourdi par l'existence d'une différence d'âge, il décide d'appeler l'intéressé, Orville. Non conviée à cet entretien, j'attends le verdict. D'autres Français passent au même moment à la casserole. Serrant toujours les dents, j'attends quand enfin l'ours me remet mon passeport...Tamponné pour six mois, bingo! A la fois épuisée et déchaînée, je trace, mes deux monstres sur roulettes derrière, en vue d'attraper le vol. Vol attrapé, je ne pense plus qu'à Lui. Lui, retrouvé, je ne pense plus à rien. Je souffle, je relâche le pression. Le marathon estival est fini!

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     Depuis, la vie à deux a meilleur goût. Ont fait leur apparition dans notre quotidien, les leçons du bon Français pour l'un et des vannes Jamaïcaines pour l'autre, mais aussi Rusty et m'dame Rusty, nos charmants et délirants voisins d'à côté et mon anti-rides, essentiel! Sans oublier les températures nordiques. Passer de la robe à la panoplie de l'Esquimau en un rien de temps s'avère...rafraîchissant! Et puis comme prévu et annoncé cet été, nos projets aux US ont déjà pris une autre couleur. Entre un poste au Daily News idéal et des incompatibilités administratives, entre l'envie de poursuivre son bonhomme de chemin aux Etats-Unis et les difficultés d'y séjourner toujours plus, les prochains mois promettent à coups sûrs quelques surprises. A l'affût d'un pays anglophone, accueillant et frais d'opportunités pour deux inséparables...

Bonne semaine et gros bisous à tous!

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31 mai 2009

Blog à part c'est presque l'heure du départ!

     Apres neuf mois aux Etats Unis, retour provisoire en France. Merci de votre fidélité! A deux jours du fameux décollage, décision est prise de prendre de nouveau soin de DSC04703mon blog, conscience oblige! Mon hobby chéri ayant prématurément coûté la vie à ce blog...blâmez Orville! S'impose donc un petit article retrouvé dans un de mes tiroirs ; Un sujet proche de l'actualité mais définitivement à des années lumières de mes préoccupations amoureuses!

     Pendant ces neuf mois j'ai en effet entendu à droite à gauche dans les médias que Sarko est hyper glamour, trendy, hype, bref tout pour m'interroger! Alors quand dans l’un des épisodes de Gossip Girl, une des rares séries Américaines à m’avoir tenue scotchée dans le canapé!, p'tit Nico a été mentionné, je me suis dit que ça méritait un article...J’ai donc mange, bu, vu, lu Américain et particulièrement le Vanity Fair consacré à Carla Bruni, et j’ai écris un papelard! Que voici...


    Sarkozy, icône de la culture pop Américaine?


     ”J’adore son style raffiné, je le trouve élégant. Il est hype”, explique une jeune interviewée. Développant sa pensée, elle estime qu’il est “attirant, même s’il est petit. Il est superbe dans ses costumes bleus”. Un acteur? Un chanteur? Un mannequin? Non, il est ici question de Nicolas Sarkozy.

     Dans l’un des épisodes de « Gossip Girl », série américaine mettant en scène de jeunes new-yorkais huppés, le Président -enfin son nom- fait une apparition. “Apparemment, Sarkozy embrasserait mal”, explique Serena, l’héroïne, à son chéri d’amour, Dan. Elle en sait quelque chose: il a été l’amant de sa mère, Lily. C’est la deuxième fois qu’une allusion est faite à cette relation entre Lily et Nicolas. La première fois, c’était dans l’épisode 7 de la saison 2, Lily évoquait ses relations passées; son fils lui rappelait: “N’oublie pas ce week-end avec Sarkozy, quand il nous a fait aller à Eurodisney.” Et la famille d’éclater de rire. Un président à Eurodisney, drôle d’idée!

     Ces évocations ne sont pas anodines! « Gossip Girl » est le genre de séries qui se veut liée à l’actualité, les personnages parlent de sujets en vogue! Il fait partie des rares leaders internationaux qui pourraient être mentionnés dans une série aussi branchée. Cela prouve qu’il commence à être important dans la culture populaire Américaine...Sarko Rock Star?

     Bien sûr, beaucoup de gens ne savent toujours pas qui il est; et sa politique apparaît assez confuse outre-Atlantique. Peu de gens comprennent vraiment où il se situe. Avant d’être élu, il a tenu un discours vraiment très à droite, il a par exemple été très dur sur l’immigration. Et puis ensuite, il a pris des gens de gauche dans son gouvernement, comme Bernard Kouchner, il a essayé d’améliorer les choses pour les classes défavorisées. Une politique assez floue aux yeux des Américains...

     Mais sa politique n’est pas ce dont se préoccupent les Américains: ce qui les intéresse, c’est son style. Et sa femme.

     Sarkozy est de046_rolex_1205016397venu une icône de la culture pop grâce à Carla Bruni. Elle a fait de lui une personnalité très intéressante, le genre de personnalité dont on parle lors des soirées mondaines. L’idée d’un homme de pouvoir marié a une si belle femme est très glamour et rappelle quelque peu le couple Kennedy-Monroe. Sans elle, je crois sincèrement qu'il serait juste un petit brun qui fait de la politique.

     La première dame de France est très appréciée dans les médias Américains. Elle a notamment fait la une du très chic « Vanity Fair », ce même magazine qui avait classé Sarko parmi les hommes les plus élégants du monde en 2007, oui vous ne rêvez pas! Dans un long article, la journaliste écrivait « Bruni a aidé Sarkozy à revenir a la raison », mentionnant qu’elle lui a fait se débarrasser de sa Rolex et arrêter de suer en public au Bois de Boulogne.

     Beaucoup considèrent ainsi que l’influence de Carla Bruni a été bénéfique. Que de la vulgarité dans ses costumes et accessoires tape-à-l’œil, il est passé à l’aristocratie!

     Mais élégant ou pas, il est le Président marié a un ancien top-modèle. Il est le Président parti en bateau avec George Bush, il y a deux ans de cela, Ray Ban vissées sur le nez. Il est le Président Français Américanisé, cool, frais et dynamique. Marre de l’apathie dont font preuve les gouvernements! Sarkozy et sa magnifique plante ont une image qui parle tantôt aux jeunes, comme Barack et Michelle Obama tantôt à la « génération Kennedy », à l’instar du couple mythique et glamour formé par John et Marilyn. « Gossip Girl » est une série qui se concentre sur les apparences; tout le monde est beau et riche. C’est ça l’image de Sarkozy...et c’est ce qui plait aux Etats-Unis! Des ingrédients encore loin de rencontrer le franc succès politique escompté du coté tricolore...

Gros bisous du Dakota du Nord, j'arrive...

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15 mars 2009

YES WE CAN...AND WE WILL!

DSC03875     Huit semaines, c’est le temps qu’il m’a fallu pour retranscrire mon flair linguistique ailleurs que dans des lettres enflammées. Huit semaines, c’est le temps qu’il m’a fallu pour encaisser le choc de notre première séparation, physique, avec Orville. Au fait, Orville c’est le grand black qui me colle sur les photos arrivant petit à petit en ligne. Huit semaines, c’est le temps qu’il m’a fallu pour relativiser et assimiler que des projets d’avenir demeurent solides et viables, même au bout du téléphone, même avec toute la frustration engendrée! Huit semaines, c’est le temps qu’il m’a fallu pour réaliser qu’un Columbia>Denver ici n’est plus qu’un vulgaire Rennes>Paris, et encore..., à l’échelle de l’hexagone! Et huit semaines, c’est le (peu de) temps qu’il nous a fallu pour choisir notre future contrée d’accueil. Un choix important mais loin dêtre décisif pour la suite, initialement surprenant, pour moi et finalement pleinement satisfaisant, pour nous! Explications. Si je vous dis que mes valises pour la France seront, d’ici quelques mois, presque vides, disons presque pleines des Levi’s bon marché du pays et de quelques vêtements pour y pMini_Drapeaux_Usaasser l’été, rien que l’été, je crois que ne surprends personne! C’est officiel! Pépette aux States re-signe, cette fois avec son homme! Prolonger l’aventure aux États-Unis, un pays dont l’immigration frôle la honte, semble a première vue un choix délicat, risqué et absurde quand on pense un instant à la vie sous les cocotiers Jamaïquains qui nous tend les bras où a la passionnante vie Européenne, particulièrement à la France et ses fromages qui puent ou encore a ma chère Bretagne et sa pluie qui ne tombe que sur les cons! Oui mais voilà, pour l’un l’économie est un pur désastre et pour l’autre, l’immigration est comparable à un jeu de Rubik’s Cube, surtout lorsque figure au top du trop peu de vocabulaire Français de l’aventureux de mon cœur à la peau trop ensoleillée pour notre p’tit Nico national, ‘sale batâââârd’ et puis aussi...Pff, gardons ces indiscrétions pour nous, ne serait-ce que pour vous empêcher de me blâmer devant son incapacité à s’exprimer dans la plus pure tradition de France et de Navarre!

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     Aller Dave, remplis-moi encore une fois ce verre de Cabernet Sauvignon made in Californie histoire d’oublier que mon mec et la France me manquent viscéralement malgré les excellents breuvages que l’Ouest du pays génère! Abandonner mes petits biens matériels Français ***Vends Xsara blanche, jaunie par l’excédent de soleil Breton, cinq portes moins une défoncée par mes soins*** est un processus qui depuis quelques semaines, depuis la décision, m’excite autant que la perspective d’en acquérir de nouveaux biens, bien sûr, bien à nous! Refaire ma vie là-bas ou là-bas, à Rennes ou à Ocho Rios, mais juste ailleurs qu’ici à Columbia, dans ce tristounet petit Missouri devenu irréconfortant, par ma faute, depuis ces absolument réconfortantes vacances de Noël enneigées, m’importais très peu dès lors que mon homme, préposé Chinois à la voix matinale douce et sensuelle pour une certaine femme au foyer Américaine, me suivais dans mes choix d’expatriation, comme Milou suit son fidele partenaire Tintin! M’identifier à de ce jeune meneur à la houppette, épris d’un sens très aigu de l’aventure serait une théorie nullement poussée a l’absurde si l’on se réfère a ma super vision du couple et de la famille moderne que voici, tout simplement, c’est cadeau...’Qu’est-qu’on graille ce soir femme? Mon amour, ce soir, c’est risotto aux multi-saveurs printanières, concocté avec mes petites mains de fée et les malheureux dollars que tu m’as octroyé avec l’entière bonté de ton âme pour habiller, nourrir, éduquer nos chères douze têtes blondes qui me rappellent chaque jour ta sale gueule d’ivrogne,...Philiberte-Domitille tes doigts dans le nez...(Ah! les enfants issus de familles nombreuses et leurs prénoms à chier)...bon appétit connard’! Mais bref, par respect pour mon pôôvre Milou, qui se délecte d’avance de mon risotto au riz et chez qui pourrait éventuellement subsister une once de gêne à la lecture de ces quelques misérables lignes sur la misérable vie qui m’attend avec lui, misérable trentenaire, tout ça reste entre nous les gars! La relation entre ces deux compères de bandes dessinées ne m’aura jamais autant inspirée, fin de la parenthèse.

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     Columbia aujourd’hui, je dis oui!, mais embrasser mes proches et le cul des vaches Normandes, furtivement pour les uns, généreusement pour les autres feront d’abord partie de mes grands projets estivaux! Juste un ultime besoin physique avec ceux que j’aime autant qu’un bon plat de moules Malouines tendrement grattées par Vinz et fin prête, je le serais, pour sauter le pas à deux, loin de mes anciennes préoccupations Rennaises! Car il en est ainsi, convaincu et acharné, Orville l’a rapidement été pour s’expatrier sur Columbia! Convaincue et acharnée, je le suis, pour m’investir de nouveau dans ce concept hors-norme de cette fameuse ‘Petite Ecole’, en vraie maitresse cette fois, et accessoirement pour voir grandir un peu plus Jacks’ et Laney Bug. De simples désordres existentiels, travail pour lui, visa pour moi, ne devraient donc pas semer le trouble dans ces excellentes et très entreprenantes relations Franco-Jamaico-Américaines, non? Affaire à suivre...

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     Ma force mentale est désormais suffisante pour laisser pousser mes ongles, mon attrait pour cette pseudo-nourriture portative n’ayant été, jusque-là, sans de limites. Grosse découverte. Tentée, je le suis en ce jeudi soir (noir?), de bouffer ces belles griffes en devenir une-par-une! L’angoisse m’envahit, mes yeux sont bouffis par les trois dernières fantastiques nuits surprises, plus blanches que noires, passées avec Orville! A défaut de pouvoir me défouler les jambes dans le quartier rempli de coyotes prêts à me botter les fesses, remplir les pages de mon blog par de nouvelles insanités sur fond de vérités devient l’option la plus sage afin de patienter intelligemment pour le précieux message de mon cher et tendre grand gaillard retourné dans ce froid montagnard. Sonnera ainsi le glas de nos trente six heures sans peu de sommeil réparateur, record personnel! Merci ainsi à tout le staff réuni pour ce complot technique bourré de bonnes attentions, en tête les deux supers chefs d’opération en les personnes de Jackie et Joëlle, qui nous ont mitonné un formidable nid douillet, fortement accessoirisé ‘gourmandises romantiques’! Merci aussi, tout bêtement, évidemment, essentiellement, amoureusement à l’initiateur de cette surprise ‘coucou-c’est-moi-que-vla-supporte-moi-t’as-plus-l’choix’, mon chéri Jamaïcain et sa délicieuse peau choco-caramélisée sur lit de bananes fermes et fondantes à la fois, quelle chaleur tout d’un coup!, merci à sa compréhension de la femme Franco-Bretonne moderne d’aujourd’hui dont les simples besoins vitaux en eau, nutriments, soleil, caresses, parlotte suffisent amplement à son bonheur...telle une vraie plante verte d’intérieur, du moins celles de MiMich! A tous ces petits et grands moments délicieusement savourés pendant ces trois jours, du pot de bébé matinal à cette romantique balade nocturne, à sa forte personnalité alliée d’une bonne dose de zen-attitude Antillaise, irrésistible!, qui me fait chaque jour détester mon sale caractère Français, à son côté bavard mais attentif et patient, à cette sur-compatibilité physique et mentale toujours plus constatée et à tous ces aspects que je ne prendrais le soin d’énumérer comme on compte les moutons mais qui me font bouder, ronronner, sourire, exploser de rire quand je pense à lui, je dis merci une fois de plus. Sans oublier sa ravageuse sensibilité mais ceci, ne le crions pas trop fort, on va décidemment croire que je porte vraiment la culotte...ma p’tite culotte a celui qui me donne l’origine de cette drôle d’expression!

     Nouvelles de cette semaine riche en concrétisations : En vingt quatre heures, Orville a reçu une promesse de poste dans le Wyoming puis l’annulation de celui-ci et enfin une autre offre, tiens toujours dans ce même Colorado où m’attend de pied ferme ma charmante compagnie Jamaïquaine, encore une p’tite semaine Mister Fray!...Et tout cet acharnement pour une vague occupation estivale pendant que sa douce foulera le pavé Rennais! Eh! Les Bretons, rendez-vous le 7 juin rue Saint Michel et toi, ma Parisienne, prépare le ‘Ti Punch pour le 2 juin au petit matin afin de fêter mon grand âge, mon permis de conduire Américain fraîchement obtenu...et le retour des Pépettes en force!

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01 janvier 2009

Happy New Year!

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     Personne ne tient l'ensemble de ses résolutions de début d'année, à commencer par moi, on est d'accord. Du fin fond de mon petit Colorado, je n'en tiendrais donc que deux. La première te concerne, évidemment, mon loulou. T'inscrire à La Petite Ecole, on est d'accord. La deuxième vous concerne, famille et amis de l'hexagone. Vous serrer fort dans mes bras en 2009, on est d'accord. Je devrais y arriver.

     A tous ceux que j'aime par dessus-tout, EXELLENTE ET JOYEUSE ANNEE!

>Pépette et son loulou aux States<

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26 décembre 2008

Jour 'Number two' à Chicago...Business is business!

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     Dimanche matin. Le réveil étonnamment doux mais forcé de ma super pote de chambrée, dont la parfaite maîtrise des concepts tellement jubilatoires d'autorité et de fermeté propres aux surveillants d'internat avait (se conjugue avec 'la maîtrise'...si si!) déjà fait ses preuves lors de nos soirées babysitting, contraste avec l'excitation que me procure l'inqualifiable re-découverte du panorama de la skyline, la ligne de gratte-ciels, propre à toute grande ville Américaine, chose surfaite mais tellement empreinte d'une vague de liberté! Le petit-déjeuner du café Italien du coin a tout d'Américain, ce qui ne l'empêche pas d'être bon. Nous avons tout le temps de mettre au point notre stratégie de la matinée : visiter Chinatown! En effectuant un détour par les quartiers généraux d'Obama et le Monoprix des States, un frappuccino aux lèvres, force est de constater que les Chicagoens sont des lèves-tard pantouflards...jusqu'à ce que l'on attérisse dans le quartier Chinois envahi de ces petites fourmis aux cheveux noirs et aux yeux bridés...saisissant! Un amère goût d'insalubrité et d'insécurité, le premier et le dernier de ce séjour, m'animent immédiatement...Et un piège à touristes, un! Nos attentes de voyage en extrême-Orient remises à la baisse, nous nous attardons cependant vers ce petit restau à priori sans grandes prétentions mais dont la clientèle, cent pour cent Chinoise, symbolise le gage d'une apparente satisfaction pour des mets qui sont les leurs! La porte poussée et nos papilles sont déjà en émoi. Cette fois l'immersion est totale et le repas devient bien plus digne que l'environnement local, entre nos nouilles et les jeux télévisés à la Chinoise un brin navrant mais tellement hilarants de combativité, on se régale enfin! Mais ravie je le suis pour retourner au coeur de l'ensorceleuse ville Chicagoenne qui pourrait décidément faire de moi une monologueuse ou bien une marcheuse professionnelle, deux démentes activités ici je vous l'assure!

     Pendant que l'une ne tarde pas à profiter d'un sommeil réparateur, l'autre alimente son blog de ses dernières gaffes en série! C'est je crois le moment idéal, ***digression oblige***, de glisser la suite de cette facétieuse recherche du voisin maudit exposée au grand jour du fin fond de ma chambre d'hôtDSC02619el ce dimanche-là, elle qui fut magistralement ponctuée de maladresses et d'explosions de rire dans l'herbe délicatement coupée au ciseau! Voici donc que depuis je suis devenue une star dans la fameuse rue Satinwood, depuis que mon cher 'tonton Steve' s'est empressé de dévoiler, à la simple lecture de mon récit sauvagement traduit par Google, ce canular pourtant soigneusement omis de référencer lors de notre première rencontre afin de ne pas passer pour une belette; tout les ingrédients étaient réunis pour me faire frissonner de surprise et d'hilarité! Encore bravo à toi mon nouveau lecteur pour ta dextérité et ton incroyable flair informatique, tu m'as bien eu! Mais bref, ma Poopinette se réveille, la chasse aux découvertes est de nouveau lancée, objectif 'produits Français' en ligne de mire! L'avenue Michigan est de nouveau à nous, avec ses grévistes, ma pensée sans fin pour Obama, l'Institut d'Art et notre éternelle impertinence Française en matière de priorité piétons/véhicules! A quelques jours de ma première dinde Américaine, tout le monde se (pré)pare déjà pour Noël. La patinoire du Millenium Park offre un boulevard de glace aux amoureux, les vitrines de Macy's font oublier la crise et le sapin, vitrine de la tour John Handcock autrefois l'une des plus hautes du pays, émerveille les enfants. La nuit est tombée, notre objectif 'cornichons-moutarde de Dijon-vin-camembert' est accompli, aussitôt nous lançons-nous à l'assaut de John et de son architecture superlative pour succomber toujours plus aux jaillissantes et enivrantes lumières de Chicago, hautement perchées cette fois. Il ne manque plus qu'une douce neige qui tomberait sans bruit dans la nuit, pour finaliser ce panorama hors-norme! Nos espoirs par la suite de savourer par l'imagination ne serait-ce qu'une goutte de cet alcool frelaté qui fut légion durant les années noires, à l'instar du commercDSC02408e illicite des gangs et de son célèbre gangster Al Capone, nous conduisent au Hard Rock Café, empreint d'une fantastique décoration. L'occasion de remarquer qu'ici fut le point de départ de la mythique mais aujourd'hui inactive Route soixante-six reliant Chicago à Los Angeles et de siroter un Mojito et un Cosmopolitan, pardonnez ma méprise, un 'Côôôôs-môôôô-pôôôô-li-tan'! La ville, si ouverte et éclectique, à commencer par nos amis Porto-Ricains Octavio et Conchita, avaient rendu jusqu'à présent inconcevable le triste fait d'être incomprise par mes interlocuteurs...Pourtant à en croire le serveur lorsque je lui ai finalement pointé sur la carte en grand désespoir après multes répétitions de mon choix fatidique, force fut de constater qu'un malheureux Cosmo se prononce avec la danse du ventre entre les lèvres! Surprenante à souhait, Chicago nous balade, nous fait rire et nous invite à faire connaissance avec ses quartiers autrefois peu fréquentables remplis d'endroits idéaux pour y aller à pied, s'abreuver et revenir à pied...L'aventure continue!

       ***Nouvelles fraîches du fin fond de mon petit Missouri***

     Au nom de la communauté des expatriés Français aux States, pour le plaisir infini, pour la p'tite larme qui l'accompagne et pour la transgression intelligente de l'absurde système douanier Américain...illégale petite mamie, mille mercis encore une fois, tu es géniale! Ayez pitié de ce faux-saucisson qui me pourrit la vie à chaque ouverture du frigo...et tous à vos pâtés les gars!!

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     Si l'on omet les problèmes éthiques (de taille) qu'il pose, Walmart c'est bien. Mais Walmart by night c'est indéniablement mieux, et pas seulement pour les prix cassés sur le maïs transgénique! Mes envies de gaspacho par moins dix degrés celsius m'y ont conduites officiellement ce mardi soir. Mes besoins de nouvelles théories m'y ont conduites aussi, officieusement. A peine les tomates-poivrons-concombres achetés, merci la Californie, que Pif! Voilà une mamie édentée et sédentaire m'invitant chaleureusement à lui prendre son tour à la caisse, le comble, engrangeant accessoirement les confessions sur la pauvre caissière! Le temps de choisir puis saisir mes piles pile poil à côté d'elle et Paf! Je me lance à corps perdu remerciant d'une main ma compagnie du troisième âge, vers Shanna, visiblement chargée par les paroles, et les coupons de réductions, de ses clients du moment que Pouf! Me voici toute aussi engagée dans une conversation avec un vieux cowboy chaussé des santiags et du chapeau de mes rêves que je délaisse une fois l'achat terminé au profit du vieil agent de sécurité ayant largement passé l'âge la retraite, une situation pour information extrêmement courante depuis les déboires boursiers du pays!...L'esprit de Noël? Non! L'esprit sociable et étonnamment relax du pays, et des retraités en mal de considération? Evidemment! Ce soir ristourne sur les pommes...ça m'perdra!

     Mes trois Noël mi-Ricain mi-Français sont (enfin) finis, place maintenant à l'incommensurable bonheur qui m'attend dans vingt deux heures et trois minutes pour ces dix jours au ski tant désirés avec 'lui', le plus irrésistible de mes cadeaux de Noël, 'lui', 'lui', 'lui', 'lui'...! Tout mon être m'envoie des signaux, en quantité faramineuse, plus fous les uns que les autres mais savoir que de son côté à 'lui', la patience incarnée, c'est encore pire, me soulage un temps soit peu. Juste le temps de prendre un autre mouchoir. Deux tranches de concombre sur les yeux et c'est reparti!

Savourez vos fêtes de fin d'année! Mais attention à ton nez MiMich...

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17 décembre 2008

Mon voisin le killer!

     Un petit article pensé et concocté fortement grâce à toi que la justice malmène afin de te, de vous, faire patienter sur la suite de mes aventures Chicagoennes en cours d'écriture...Sujet plus sérieux que d'habitude, z'êtes prévenu!

     Vous souvenez-vous de cette controverse concernant l'affichage public des personnes accusées, tout se joue sur ce Sans_titreterme vous le verrez, de crime aux Etats-Unis? 'Aider sa communauté', tel est le fondement de cette initiative où moi, toi, lui, elle, nous, vous, eux, elles, bref tout le monde est en mesure de fournir la base de données en dénonçant ses voisins accusés de délits ou de crimes (contrefaçon, vol, trafic de drogues, agressions,...pour faire dans le plus 'light'!). Existent ainsi des cartes géographiques sur lesquelles sont localisés sans distinction les vrais dangereux des supposés maniaques qui nous entourent, un fourre-tout un brin terrifiant! A Columbia, ces ressources sont notamment disponibles dans les différents points judiciaires de la ville mais bien plus incognito encore, sur le site du quotidien local, le Columbia Missourian, où j'ai découvert le pot-aux-rose il y a un bon mois! Direction la rubrique 'Crime Watch' ni vue ni connue, 'en masqué' avec le masque comme dirait et ferait Gad Elmaleh...les investigations commencent!

     On pourrait considérer que c'est un tort de dénoncer ainsi des gens qui, s'ils sont en liberté, ont fini de payer leur dette à la société! On pourrait arguer, en toute logique également, que ce n'est pas le meilleur moyen de les réintégrer! Et que l'excès de transparence dans une démocratie rapproche toujours un peu plus du totalitarisme, non?

     Mais après tout, il est aussi possible de dire que si c'est de l'information, et que cette information n'est pas tenue secrète, il est du devoir du journaliste de la publier?

     La seule question qui demeure alors, hormis que le simple fait de divulguer de telles données dans un pays très douillet sur les questions d'ordre privé est totalement paradoxal, est-ce réellement de l'information? Malheureusement pour le lecteur-consommateur, non, en aucun cas. Mais cela aurait pu. Figure en effet au dessus de la liste des récents accusés, un paragraphe d'introduction qui vaut largement la peine d'être lu, encore faut-il prendre le temps! En voici un pur copié-collé : «The people named in Crime Watch have not necessarily been formally charged and/or been convicted of the offense(s) listed. To research the outcome of an arrest, go to the State of Missouri's court database». Après quoi, les curieux doués d'un cerveau en bon état de marche doivent s'efforcer de chercher par eux-même l'issue du procès, une minorité à s'exécuter je présume!

     Autrement dit, ces personnes n'ont pas été nécessairement condamnées, juste accusées pour certaines...Une nuance de taille qui, s'effaçant alors dans l'esprit du public, peut détruire des innocents! Et nuire légèrement à la présomption d'innocence, vous savez cette notion fondatrice de toute démocratie? Il y a du crime dans la démocratie...

Nouvelles givrées à dix jours du grand jour: Et rebelote, deuxième jour de neige givrante impliquant la fermeture de l'ensemble des écoles publiques de la ville, l'occasion de glander en pyjama dans son lit jusqu'à midi d'enrichir et de commenter scrupuleusement les quelques trois cents photos que composent l'album 'Chicago, here we go!' entre notre partie de petits chevaux et mon blocus dans les fourneaux! Et dans la rubrique'j'adôôôre carabiner toutes mes voitures et surtout celles qui ne m'appartiennent point!', j'ai égratigné légèrement la voiture de Rob en prenant largement mes aises dans l'allée...sors ton pinceau Charliiiiiiiie!! Merci de ne pas commentez ce fait divers irréfléchi mais plutôt cet article bien plus réfléchi!

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12 décembre 2008

Jour 'Number one' : Chicago, son silence impénétrable et son air délicieusement parfumé!

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     Après une courte escale à Saint-Louis dans le lit d'Eddy sans Eddy, une déculottée devant l'imposant membre des forces de l'ordre s'offrant à mes yeux, dûment matriculé et armé d'un humour bien à lui ainsi qu'une petite heure à bord dans les airs et nous voici arrivées à Chicago parées pour le grand froid tant prédit! Du reste, il s'agira pour la journée du seul policier rencontré ; je m'en veux encore de ne pas lui avoir chanté la Bande Originale de 'Titanic' qu'il désirait tant!

     Nous y sommes! Les formalités d'entrées dans cette enceinte aérienne réservée aux chiens renifleurs d'explosifs relèvent cette fois du claquement de doigt face à l'expérience d'immigration, certes incomparable, mais malgré tout vécue ici même trois mois plus tôt afin de fouler la terre promise de mes doux rêves. A noter qu'ici, les touristes terroristes ne sont pas pris par surprise: juste avant la douane, une poubelle est surmontée d'un écriteau indiquant que 'here is your last chance' pour se défaire de 'any material' susceptible de porter atteinte au pays! Et voilà comment j'me suis fait encore chourave, du verbe chouraver (Mamie, cherche pas dans l'dico, va plutôt discuter avec mon Ludo...Wesh!) mon goûter...just kidding!

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     Quelle joie de s'adonner aux joie de la photo! Nos deux appareils emportés pour cet heureux évènement ne sont pas de trop. En effet, ayant emprunté le fameux et rapidissime métro à suspension magnétique que tout le mode connaît, évidemment!, reliant l'aéroport à la ville, nous avons pu capter la fulgurante progression du compteur de vitesse dans un but, avoué, de tracer la courbe de célérité de l'engin...Arrêtez-moi, je suis d'un ennui mortel ce soir! 'En finir avec mes délires scientifiques' se place désormais numéro un au rang de mes résolutions annuelles que je ne tiens jamais, mais c'est pas faute d'essayer!

     Bref, défile donc sous nos yeux ébahis la banlieue Chicagoenne, de Harlem à Hollywood. Ce spectacle grandiose vaut le détour ne serait-ce que pour admirer ces maisons typiques en briques, parfois imitation moisie, qui nous amènent petit-à-petit vers le diamant du Lac Michigan et son imposant éventail de buildings se dessinant au loin. A couper le souffle.

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     En retrouvant nos esprits et la surface via l'escalier du métro, que le Français moyen aurait dédaigné pour s'entasser dans l'unique escalator, la première chose troublante est le bruit ambiant. La ville semble non pas animée d'une activité frénétique caractéristique des métropoles, mais d'une tranquillité remarquablement apaisante! Le temps sec et ensoleillé chargé d'une légère brise vivifiante rendent ces premiers pas jusqu'à notre hôtel encore plus énergiques et euphorisants! A peine prenons-nous le temps de souligner la sympathie d'Octavio, le réceptionniste, de poser nos valises, de noter le confort de la chambre et de re-souligner la sympathie d'Octavio ainsi que celle de notre dévouée Conchita, la femme de chambre, pour qui je me suis faite la réflexion que jamais ô grand jamais je ne lui serrerais la main, qu'une nouvelle escapade s'offre à nous! Arpentant cette fameuse Avenue Michigan, les Champs Elysées des States ou mon Broadway made-in-Columbia!, le ventre vide mais les yeux rivés vers le ciel, je suis à nouveau sidérée par le peu de décibels générés par le trafic automobile, dont l'ordre, la faible dangerosité et densité transforment cette traversée de Chicago, par contraste avec Paris, en véritable promenade de santé. S'apitoyer sur ces grévistes Mexicains, réaliser qu'Obama a tenu à quelques pas de là son discours victorieux, découvrir le mythique Musée d'Art et s'attarder enDSC02330fin devant un bon plat de pâtes bien mérité font office de préliminaires face à ce spectacle grandiose, par la taille et par la magie, qui nous attend et qui, personnellement, m'anime. Y règne une impression d'harmonie, où le moderne côtoie merveilleusement bien l'ancien, mais quel est ce pays habité d'une âme où je me sens déjà bien? Vérifiant de ce fait et à multe-reprises mon porte-feuille et la monnaie qui y séjourne temporairement, le bilan s'impose: les Chicagoens utilisent des dollars Américains...!!!...Chicago=Etats-Unis=ça saute pas aux yeux! Et ça fait du bien de voir une autre Amérique, en pleine effervescence, visiblement plus ouverte et plus riche en opportunités que celle que j'observe quotidiennement de mon petit Missouri! Une petite page de matérialisme plus tard chez H&M ainsi qu'une contemplation vite expédiée de l'Avenue en habit de Noël, un peu fade à mon goût, et nous voici reparties pour une petite heure de marche rapide à souhait afin de redescendre ce que nous avions monté! Et rebelote, le restau de noodles, l'Art Institute, la pensée pour Obama et les grévistes...

     Le soir même, usée par cette première journée mais bien décidée à profiter de cette vague d'intense bien-être, je prend la plume. Toutes ces lignes pour noter noir sur blanc combien voyager me transporte, me porte toute l'inspiration, m'insuffle toute l'énergie nécessaire et les idées lumineuses pour nourrir, d'ailleurs saviez-vous qu'ici dix fruits et légumes sont requis par ces extravagants nutritionnistes Américains pour une alimentation quotidienne dans les règles de l'art...irréaliste, improbable et sans résultats!,...bref! mettez-moi dans un avion, un train, un métro et que sais-je encore et je vous écris un pavé d'inepties! Mais ôôô combien ce voyage en particulier ne fait que coyoursignnfirmer de vagues soupçons à propos d'un comportement bien Français, l'irrespect d'autrui! L'Américain est par nature aussi humble et serviable que le Français est roublard dans ses gènes! Usant et abusant en France de mon klaxon et de tout mon répertoire d'insanités pour violenter le papy Mougeot incapable de passer la deuxième ou de ma taille pour me faufiler dans le métro bondé quitte à empêcher certains de descendre, ôôô la garce!, figurez-vous que tout cet alléchant programme n'est ici que pure futilité même si doubler l'autre jour, avec mon regard de killeuse, ce connard qui m'avait allègrement grillé la priorité sur Broadway...m'a fait un bien fou! Nous nous sommes cependant laissées à quelques dérapages à l'Américaine en...traversant les rues Chicagoennes lorsque nous n'étions pas supposées circuler. Cela vous semble bien sûr dérisoire mais les regards médusés fusaient! Face à cela, marteler notre identité afin de décliner toute responsabilité fut notre meilleur atout : 'Sorry, I am French (and proud of it!)'...'Mais z'y-va M'sieur l'agent, j'peux quand même m'arrêter dans mon élan, j'ai toute l'Avenue à r'descendre!' Pour l'expatriée que je suis aux Etats-Unis, et comme pour tous les autres expat' Français d'ailleurs dans ce pays, force est de constater que l'amabilité figurent désormais dans la liste de nos qualités. Mais ne me demandez pas pour autant de manier la brosse à reluire ou de me transformer en serpillière, l'adaptation à ce monde outre-atlantique a ses limites...la politesse, évidemment, les traditionnelles cartes de remerciements à tous ceux qui me gâteront à Noël, malheureusement oui, mais l'overdose de courtoisie, même pas en rêve! Un excès de 'merci' et de 'pardon' Américain des plus douteux qui dispose, depuis ce matin, de sa propre théorie comportementale, celle de «mon rideau de douche double épaisseur» : une première couche, absolument indispensable et indissociable de sa fonction d'imperméabilisation ainsi qu'une deuxième en tissu, absolument superflue dont le seul but est de sauver les apparences...

                          ***Attention, digression de plus belle***

    Dans la rue, donc, tout le monde est beau, tout le monde est gentil, chose que que je ne n'aventurerais pas à comparer, pour l'instant, avec la sphère amicale, où paraît-il cette notion de politesse aigüe est ambiguë, à commencer par le terme 'ami', moins lourd de sens que chez nous, mais j'aurais tout le loisir d'y revenir un jour, précisément le jour où nous aurons, avec ma Poopinette, de vrais amis Américains qui nous apprécient à notre juste valeur, sans arrières pensées, et non pas pour ce que nous représentons, tout un pan de la caricature Française, ou bien pire encore, pour ce que nous sommes susceptible de leur offrir et de leur permettre d'accéder!

     Ce 'retour aux sources' Chicagoennes est ainsi vécu comme un véritable soulagement d'abord après trois mois non-stop d'intensément bon mais de dur labeur avec Jojo&Co, comme un doux casse-tête ensuite pour meubler cinq jours de conversations aussi spirituelles que les 'pisse-nichons-couilles-j'ai fait caca ça part pas' dont je suis la co-fondatrice avec ma Poopinette et comme un véritable régal intellectuel dans cette ville aussi inspirante qu'un...nouvel amour!? Personne n'avait décidément menti sur Chicago!

     Anticiper, voilà bien la seule chose que je suis décidée à éxécuter ce soir en allant me fournir, à vingt et une heure trente deux en ce mardi neuf décembre, en boeuf et en carottes pour mon inimitable bourguignon et puis l'envie de me confronter à ma théorie de la semaine «Tous les rejetés de la société se retrouvent à Wal Mart by night!» est trop forte...A bientôt pour le jour 'Number two' de nos escapades dans la ville mythique d'Al Capone!

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